La terminologie des mots et des bots de la multitude diginumérique

De Thésaurus du XXIe
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"Un credo religieux diffère d'une théorie scientifique en ce qu'il prétend exprimer la vérité éternelle et absolument certaine, tandis que la science garde un caractère provisoire. […]. La tournure d’esprit scientifique est circonspecte et tâtonnante ; elle ne s’imagine pas qu’elle connaît toute la vérité, ni même que son savoir le plus sûr est entièrement vrai. Elle sait que toute théorie doit être corrigée tôt ou tard, et que cette correction exige la libre recherche et la libre discussion. […]
"L’argument contre la persécution des opinions reste inchangé, quel que soit le prétexte de la persécution. Cet argument est que nul d’entre nous possède la vérité infuse, que la découverte de vérités nouvelles est favorisée par la libre discussion et rendue très difficile par la censure, et qu’à la longue, le bien être humain est accru par la découverte de la vérité et desservi par les actes basés sur l’erreur. Les vérités nouvelles sont souvent gênantes pour les intérêts privés [...] mais l'intérêt général exige que les vérités nouvelles soient librement diffusées".
(B. Russell, Science et religion (1971))



Ce que l'on est convenu d'appeler le "changement de paradigme" fait suite à la singularité de Poincaré c'est à dire les implications de son mémoire sur le "problème à n corps de 1889 [1] "). Cela nous a fait pénétrer dans un univers au chaos déterministe [2] et fractal [3]) ce qui représente un nouvel âge pour l'humanité. Ce grand pas pour l'humanité est comparable à ceux :

  • de l'apparition du langage,
  • puis du passage du chasseur-cueilleur à celui d'agriculteur-éleveur.

Un pas qui nous a déjà fait marcher sur la Lune.


C’est un changement plus important encore que les sauts intermédiaires (qui nous ont déjà introduits dans des contextes nouveaux) qu’ont représenté :

  • les cités,
  • l'écriture,
  • les empires,
  • la philosophie,
  • la féodalité,
  • notre société moderne finissante, fondée sur l'imprimerie, la philosophie politique héritée des XVI et XVIIes siècles [4], les Lumières, l'industrialisation, etc.

Qui toutes perdurent et se mêlent aujourd'hui dans un temps où tout, passé, présent, possible est lié et dont les marchands croient détenir l'interligence en faisant de tout un chacun des consommateurs pré-post-modernes.


Le changement fondamental n’est pas celui d'un « post-humain » qui serait à venir dans la foulée d'une singularité "technologique", comme l’explique Raymond Kurzweil, directeur technique chez Google. Il est déjà advenue sous la forme, déclenchée par Poincaré, d'un "plus-humain" par le "plus machina" résultant de la synergie entre :

  • notre capacité commune d'adaptation techno-intellectuelle à l'évolution contexturelle comme à nos propres adaptations texturelles.
  • l’autonomie artificielle de machines que :
  • nous avons "créées à notre image" (Norbert Wiener) ;
  • à la convenance des ingénieurs ;
  • et devons mettre à la meilleure convenance de chacun d'entre nous, à partir du vécu de notre usage quotidien de mots et des bots que nous utilisons déjà, ou dont a besoin notre contexte, d'une écologie que nous devons rendre écoanthropobotique, accordant la nature, l'Homme et son artificiel.



homo capax machinae ou Sapiens Plus Machina

Le propos de ce blik, ouvert à tous les "chacuns d'entre-nous", dans le cadre du projet ProMultis, est d’aider notre recherche et notre présentation participatives du thésaurus des termes du modèle vivant de la multitude des autonomies interliées de notre époque "infolithique" (n'est-elle pas portée par notre maîtrise digitale de la pierre polie de silicium !) : nous sommes entrés dans l'anthropobocène, que nous pouvons contracter en "noocène".



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  1. la mathématique complexe du jeu des corps libres entre eux, par exemple des planêtes, et montrant que nous savons calculer un univers à deux corps, mais ... pas plus).
  2. dépendant des conditions initiales.
  3. aux lois indépendantes de l'échelle.
  4. débat westphalien depuis Bodin : multitude (Machiavel, Spinozza) vs peuple (Hobbes) dans la compréhension de l'Etat-Nation moderne.