Contexture

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Nous identifions comme "contexture" le contexte [1] global [2] des textures [3] locales présentes sur l'agora globale des agoras de l'humanité :

  • comme Kant a pris en compte la révolution copernicienne pour mieux approcher la métaphysique ;
  • nous observons que la révolution numérique offre à interligence l'analogie expérimentale de l'internet et de la multitude multimatique ; la mettant ainsi à portée d'expérience pratique pour les "chacuns de nous", et nous rendant capables, dans nos habitudes du quotidien, de catalyser nos imaginations et de nous aider à approfondir la nomologie et l'axiologie :
  • d'une Raison humaine étendue
  • et de méthodologies nouvelles.


Comme nous y appelle Cécile Paganelli, considérer les éléments constituants d'un contexte, réclame d'en établir et modéliser la topologie. Jusqu'à présent cette topologie est de sémantique statique et réunit :

  • les données : l'information diffusée.
  • les métadonnées : les données sur les données.

que, visant une grammaire dynamique de l'univers, nous compléterons par :

  • les captées : l'information affectée d'entropie augmentant les connaissances.
  • les traitées : l'intellition fruit des captées et de mnémées augmentant les savoirs.
  • les syllodonnées : les données entre les données liées.

en tenant compte de l'individualité perceptive de chaque lieu, personne ou espace :

  • nomologique : l'équilibre des "lois" influentes acceptées.
  • mnémologique : l'ensemble tenu à jour des traces mémorielles subsistantes.

Les contextures reposeront alors sur une technosophie des équilibres syllophysiques de l'interligence : comment le tout peut-il être lié sans entropiquement disparaître, mais au contraire étendre asymptotiquement sa néguentropie ?

Il y a sans doute là une texture infodynamique propre à reprendre, compléter et réunir la thérmodynamique de Carnot et les théories de l'information de Shannon et de Kolgomorov, Solomonov et Chaitin.


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  1. La revue de littérature exposée [] met en évidence plusieurs éléments :
    • la fréquente utilisation de la notion de contexte dans les études portant sur les activités informationnelles, qu’elles soient envisagées sous l’angle du processus de recherche d’information ou des usages et pratiques informationnelles. Recourir au contexte permet de faire émerger des facteurs explicatifs des phénomènes étudiés ou de situer le cadre dans lequel ils interviennent ;
    • cette notion apparaît indispensable mais est le plus souvent floue et peu explicitée. Indispensable car étudier les activités informationnelles en s’appuyant notamment sur des études de terrain implique, incontestablement, de situer ces activités. Peu explicitée, sûrement car elle apparaît la plupart du temps, pour les chercheurs qui la mobilisent, comme une donnée acquise et évidente, qu’il n’est pas nécessaire de définir.
    Nous suggérons ici que le contexte est une construction émanant de chercheurs qui travaillent à comprendre et à expliquer des phénomènes, chacun en proposant sa propre définition en fonction des objets qu’il entend observer et des mises en relation auxquelles il envisage de procéder. Toutefois, si cette notion est peu définie et sujette à variations, il semble utile de définir le contexte, d’en délimiter les frontières, et d’en considérer les éléments qui le constituent. Les études portant sur les usages et pratiques en sciences de l’information, si elles sont nombreuses, riches et variées, permettent difficilement de faire émerger des connaissances générales tant les méthodologies mises en œuvre, les objets ou populations étudiées, varient (Paganelli, 2012). Le même constat s’impose lorsque l’on s’intéresse aux études évoquant la notion de contexte. En donner une définition précise nous semble être un préalable indispensable pour parvenir à un cadre, une grille d’analyse qui permettrait de comparer des observations, de transposer des résultats et, finalement, de voir l’émergence des connaissances générales et partagées sur la question.

    Céline Paganelli

    NB : La mise en valeur de certains mots n'appartient pas au texte original.
  2. AF9 : Se dit d'un ensemble que l'on considère sans faire cas des détails ou des variations.
  3. Arrangement et liaison des parties d'une œuvre ou d'une opération intellectuelle.